Tourillons bois ou fixations métal : guide des assemblages tout bois
Des essais de mai 2026 comparent les tourillons aux modèles et montrent leur potentiel pour la circularité.
Tourillons bois ou métal
Les assemblages tout bois promettent moins de matériaux et un démontage simple. L’étude de mai 2026 teste des joints à double cisaillement et compare leur capacité aux modèles. Le résultat est prometteur, pas une autorisation de remplacer chaque boulon.
Fonctionnement
Le tourillon transfère l’effort par pression dans le bois et flexion ou cisaillement. Essence, densité, fil, diamètre, distances et humidité comptent. L’étude teste plusieurs essences et des diamètres de 15, 18 et 20 mm. Une rupture par fendage diffère d’une déformation ductile ; raideur et variabilité comptent autant que le maximum.
Le métal dispose de méthodes matures et d’une capacité compacte, mais peut compliquer usinage, recyclage ou pont thermique. Le tourillon aide le démontage, avec comportement dépendant de l’essence et moins de règles. Sans métal est une contrainte, pas une preuve de supériorité.
Du test au bâtiment
L’étude compare Eurocode 5 et prédictions TFEC. Une étude de juillet sur panneaux sans colle ni métal souligne le rôle des lamelles. Un échantillon ne couvre pas charges combinées, feu, cycles humides, tolérances et montage.
Demander charges, glissement, ductilité, protection, inspection et démontage.
Une séquence de décision pratique
Partir de la performance vérifiée, pas d’un slogan. Définir charges ultimes et de service, mouvement admis, feu, exposition et conséquence d’une rupture fragile.
Comparer des détails répondant au même programme. Un tourillon exigeant une section bien plus grande n’équivaut pas à un détail acier compact.
Examiner fabrication et usage. Les tourillons demandent humidité maîtrisée, perçages précis, fil adapté et inspection.
Le métal demande compatibilité à la corrosion, distances aux rives, règles de serrage ou d’enfoncement et protection contre chaleur ou condensation. Les deux souffrent de mauvaises tolérances malgré un calcul juste.
Tester la circularité par le vrai démontage. Peut-on libérer le connecteur sans détruire la pièce ? Un joint tout bois peut être difficile à inverser, tandis qu’un connecteur acier sec et visible se retire facilement. La circularité appartient à l’assemblage complet et à sa documentation.
Consigner le choix final avec essai ou calcul déterminant, limites d’humidité et méthode d’inspection. Cette preuve empêche qu’une substitution visuelle ultérieure crée discrètement un assemblage structurel différent.
Le point de vue FrameVerk
Essence, diamètre, orientation, entraxes et perçages doivent passer à l’usinage et aux quantités. Le logiciel ne remplace pas un connecteur par apparence : chemin de charge et règle changent ensemble.
Sources
- Structures, « Load-carrying capacity of timber-to-timber connections with wooden dowels: Experimental, theoretical and probabilistic evaluation », mai 2026 : https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S2352012426004832 - Journal of Building Engineering, « Flexural performance of adhesive-free and metal-free laminated timber panels », juillet 2026 : https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S2352710226016086 - WoodWorks, « Mass Timber Technical Reference Guide » : https://www.woodworks.org/mass-timber-technical-reference-guide/









